19/02/2019

Victor del Corral est de retour ! Interview (et quelques conseils...) du vainqueur de l'édition la plus folle (2011) de l'épreuve

victor del corral TIME Triathlon Alpe d'Huez 2019

Victor is back ! Seul triathlète à avoir remporté le Triathlon L deux fois de suite (2011 et 2012), et invaincu à l'Alpe d'Huez, Victor del Corral fera son grand retour sur son épreuve 'talisman'. Le Triathlète catalan membre de l'équipe INVERSE nous parle de son retour et livre quelques précieux conseils !

Cela faisait longtemps ! Pourquoi avoir tardé autant pour revenir à l'Alpe d'Huez après tes deux victoires magistrales ?

Je me suis concentré sur le circuit Ironman et cela a retardé mon retour plus que je l'aurais voulu. Mais il y a beaucoup d'épreuves toute l'année et c'est difficile de toutes les placer.

Quels sont tes objectifs 2019 ? Comment te prépares-tu pour cette saison ?

Mes objectifs restent ceux de toujours : être compétitif sur toutes les épreuves auxquelles je participe et prendre le plus de plaisir possible à l'entrainement comme en compétition. Depuis trois ou quatre ans je suis basé en Cerdanya, dans les Pyrénées catalans, et j'y passe la majeure partie de l'année. Je m'entraîne beaucoup seul mais je partage quelques séances avec des amis de la région.

Tu as remporté l'une des éditions les plus épiques de l'histoire de la course. Quels souvenirs gardes-tu de cette fameuse journée et que représente-t-elle pour toi ?

J'ai toujours dit que ma victoire sur l'édition 2011 fût ma première victoire au niveau international sur un triathlon longue distance. Ce fût une victoire très spéciale car cela faisait longtemps que je m'entrainais très dur et ça a représenté beaucoup pour moi.

Les prévisions météorologiques étaient mauvaises, mais je crois que le matin, avant de nous mettre à l'eau, il ne pleuvait pas. Je me rappelle que l'eau du lac était très froide, et qu'il s'est mis à pleuvoir des cordes dès la transition jusqu'au premier col. C'est là que le brouillard est apparu. La descente du Col d'Ornon, plutôt technique, fût mémorable. Dans l'ascension des 21 virages, le brouillard s'est installé définitivement. Je ne voyais rien, et les concurrents que je dépassais apparaissaient soudainement. Une fois en haut, il faisait froid et il pleuvait de nouveau. Ce fût une course épique à tout point de vue.

Quelle différence y-a-t-il entre le Victor de 2012 (deuxième victoire / Photo ci-dessous) et celui de 2019 ?

Sans aucun doute les années passent pour tout le monde. Cela a un côté positif et un autre qui ne l'est pas autant. J'ai toujours la même énergie et la même envie de courir qu'en 2012, j'ai acquis beaucoup plus d'expérience et je me connais bien mieux, mais il est vrai aussi que les blessures ne m'ont pas épargné ces dernières années et j'ai du mal à réussir à atteindre le niveau de forme d'avant.

Quelle a été la clé de tes deux succès ? As-tu des recommandations pour un triathlète amateur qui participe pour la première fois au triathlon ?

Dans les deux cas j'ai fait ma course, sans m'intéresser au rythme des autres et en sachant quel était le rythme le plus élevé que je pouvais tenir à tout moment. J'ai passé du temps dans la région pour reconnaitre les circuits et cela a aussi joué en ma faveur.

Mon conseil pour un triathlète amateur qui se lance pour la première fois sur le TIME Triathlon Alpe d'Huez L : bien reconnaitre les parcours et être conscient de l'importance d'arriver avec des forces en réserve dans la dernière partie cycliste. L'ascension de l'Alpe d'Huez mais aussi la course à pied sont les parties les plus dures de ce triathlon. Une mauvaise gestion de l'effort dans la première partie du parcours cycliste peut gâcher des mois de préparation.

Certains disent que cette course doit se préparer comme un Ironman. Es-tu d'accord ?

J'ai toujours dit que ce triathlon est pratiquement aussi dur qu'un Ironman, en raison de sa difficulté comme du temps passé en course. Peut-être que la course à pied permet de mettre un peu plus de rythme que sur un marathon, mais le dénivelé du circuit et l'altitude ne facilite pas la tâche.

INVERSE, partenaire textile de l'évènement, est aussi l'un de tes partenaires historiques. Quelle relation as-tu avec la marque et comment la présenterais-tu ?

INVERSE est la marque qui m'équipe et me soutient depuis mes débuts dans ce sport il y a plus de dix ans. Bien entendu, notre relation est exceptionnelle sous tous les aspects (sinon nous n'aurions surement pas tenu ensemble autant d'années ;)). De plus, cette saison, au-delà de mon profil d'athlète, je suis devenu Athlete Manager avec l'intention d'offrir une attention excellente à nos ambassadeurs mais aussi améliorer notre visibilité.

INVERSE est une de ces marques insatiables, toujours orientée sur l'innovation à tous les niveaux, pour tous les vêtements qu'elle élabore, afin de proposer le meilleur produit pour chaque époque et chaque discipline. L'éventail de sports que la marque couvre est très large mais elle se distingue toujours par la qualité de ses produits et leur personnalisation.

Vélo de chrono ou vélo de route ? Roue lenticulaire ou de profil bas ? Qu'as-tu prévu et pourquoi ?

J'ai toujours couru avec un vélo de routes, avec des prolongateurs et des roues plutôt basses, et comme cela s'est plutôt bien passé jusqu'à maintenant cette année je maintiendrai la tradition.

Je sais qu'avec un vélo de chrono je pourrais gagner un peu de temps dans la première partie et entre les cols, mais je crois que cela m'affecterait trop dans les ascensions où je peux faire la différence.



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